windows 10 fin support : échec de la mise à jour pour 1 milliard de pc
windows-10-fin-support-securite-pcs-obsoletes : le déclin face à windows 11
malgré la disparition du support de windows 10 à la mi-octobre, une estimation ahurissante suggère que près d’un milliard de pc fonctionnent toujours sous le système d’exploitation désormais obsolète. cette situation met en lumière un échec majeur de la stratégie de mise à niveau de microsoft. le windows 10 fin support a créé une division dans le marché : selon les statistiques de statcounter de novembre, windows 10 détient toujours 42,62 % de la part du marché mondial, tandis que windows 11 est à 53,79 %. cette transition s’avère nettement plus lente que les migrations précédentes d’os.
la barrière matérielle et le demi-milliard de pc laissés pour compte
le principal obstacle à une migration rapide n’est pas la réticence de l’utilisateur, mais les exigences matérielles strictes imposées par windows 11. jeffrey clarke, directeur des opérations chez dell, a précisé la segmentation du problème :
- pc éligibles non mis à jour : environ 500 millions de pc sont capables d’exécuter windows 11 mais n’ont pas encore été mis à niveau.
- pc non éligibles : un autre demi-milliard de pc, âgés de quatre ans ou plus, ne peuvent pas exécuter windows 11.
ces 500 millions de machines bloquées par des exigences comme le module de plateforme sécurisée (tpm) 2.0 et des générations de processeurs spécifiques sont devenues la principale victime du windows 10 fin support.
le programme esu : une bouée de sauvetage payante
face à la détresse de centaines de millions d’utilisateurs non protégés contre les derniers logiciels malveillants et exploits, microsoft a proposé une solution de dernier recours : le programme extended security updates (esu).
- protection provisoire : ce programme fournira des mises à jour de sécurité jusqu’en octobre 2026.
- le coût : sans accès à l’esu, ces centaines de millions d’utilisateurs sont vulnérables. l’option esu est généralement soumise à des frais fixes de 30 $.
- exemptions : toutefois, microsoft a offert des avantages esu gratuits aux utilisateurs de onedrive ou à ceux disposant de points rewards, ainsi qu’aux résidents de l’union européenne.
l’approche de l’entreprise, bien qu’optimiste (après tout, environ 3 % des utilisateurs mondiaux sont toujours sous windows 7), a surpris de nombreux observateurs, car elle n’a pas retardé l’échéance de fin de vie, même pour des raisons de sécurité.
les conséquences sur la sécurité mondiale et le marché
le fait que microsoft n’ait pas reporté l’échéance du windows 10 fin support a rendu le monde des pc windows « un endroit beaucoup moins sécurisé ».
- l’obsolescence forcée : l’obsolescence forcée de l’os expose les utilisateurs à des risques accrus. si vous possédez un pc windows 10 non sécurisé, il est conseillé de le déconnecter d’internet pour le protéger contre les infections de logiciels malveillants, en le limitant à une utilisation locale uniquement.
- l’impact commercial manqué : la fin du support n’a pas réussi à générer une augmentation majeure de la demande de pc neufs. un rapport d’idc a révélé que les livraisons de pc aux amériques n’avaient augmenté que de 1 % d’une année sur l’autre au troisième trimestre, un constat qui fait écho à une étude antérieure de canalys. l’optimisme de dell concernant la « possibilité de conversion » des utilisateurs récalcitrants de windows 11, notamment avec les pc ia de nouvelle génération, n’a pas encore porté ses fruits.
la transition lente, notamment la non-éligibilité matérielle d’un demi-milliard de machines, pose un défi éthique et environnemental. la mise au rebut prématurée de matériel fonctionnel contraint au recyclage électronique massif, un coût que microsoft devra prendre en compte dans les futurs cycles de mise à jour.
